Des exemples de CV de comédien et de comédienne à consulter librement, et tout ce qui change par rapport à un CV classique : photo de casting, fiche technique, expérience classée par catégorie, démo vocale pour le doublage.
La méthode la plus rapide reste de partir d'un exemple proche de votre situation plutôt que d'une page blanche.
Un parcours long, passé par le conservatoire puis par l'université, se construit bien à partir du CV de Jessica Albert ; une sortie récente d'arts du spectacle à partir de celui de Théo Hubert ; un profil orienté théâtre contemporain et improvisation à partir de celui de Jessica Guillou.
Vous reprenez la structure, vous remplacez le contenu par le vôtre, et vous exportez.
Les exemples ci-dessous sont consultables gratuitement, sans inscription et sans limite.
Vous pouvez les ouvrir, lire la structure, voir comment sont formulées les lignes d'expérience et vous en servir comme base de rédaction. Chacun s'ouvre en pleine page avec la mise en forme réelle du modèle.
« Débutant » et « sans expérience » sont deux situations différentes, et elles n'appellent pas le même CV. Celle-ci concerne quelqu'un qui a déjà de la matière — des cours, un stage, une figuration, une saison de théâtre amateur — mais pas encore de contrat professionnel.
Alors listez-la comme du travail, pas comme des loisirs. Un atelier de pratique, une saison en compagnie amateur, un court-métrage d'école, une figuration sur une série : ce sont des lignes d'expérience à part entière.
Pour chacune, indiquez le titre du projet, le rôle tenu, la personne qui dirigeait et l'année. Le CV de Jessica Guillou montre comment mettre en avant l'improvisation et le théâtre contemporain quand ce sont les points forts, et celui de Jean Gaycomment faire tenir ensemble le jeu et l'animation culturelle sur un même document.
Ne cherchez pas à faire passer un cours pour un engagement professionnel : indiquez le cadre honnêtement. Personne ne s'attend à autre chose sur un premier CV, et le mensonge se voit en trois questions.
Le cas est fréquent et mérite d'être traité franchement. Une formation initiale sans rapport avec le spectacle n'est pas un handicap si elle est présentée comme un fait et non comme une excuse.
Une expérience de contact avec le public, de terrain ou de gestion du stress se transpose très bien. Une reconversion ne se cache pas, elle s'explique en une ligne d'accroche.
L'autre situation est celle de quelqu'un qui n'a rien à faire valoir d'autre que sa disponibilité, son physique et son travail en cours : un CV crédible reste possible, mais il ne se construit pas de la même façon.
Inversez l'ordre du document. Formation en cours et aptitudes remontent en haut, l'expérience descend ou disparaît — un CV avec une rubrique « Expérience » vide fait plus de dégâts qu'un CV qui n'en a pas.
Ce qui prend la place : la fiche technique, complète et honnête (taille, tessiture, langues et leur niveau réel, accents, chant, danse, sports, permis), et une accroche de deux lignes qui dit ce que vous travaillez en ce moment et ce que vous cherchez.
Vous pouvez partir de n'importe lequel des exemples de cette page : gardez-en la structure et l'ordre des rubriques, puis videz la partie expérience et laissez la formation et les aptitudes occuper le haut de la page.
Face à un profil sans expérience, il ne cherche pas un CV rempli. Il cherche des critères objectifs sur lesquels décider : votre âge de jeu, votre voix, ce que vous savez faire physiquement, votre disponibilité, votre mobilité.
Donnez-lui ces éléments proprement plutôt que d'essayer de meubler. Et gardez une page, une seule : un CV court et net qui assume son début de parcours passe mieux qu'une page et demie d'étirement.
Un template généraliste part d'un CV de bureau : identité, expériences antichronologiques, compétences, formation. Rien n'y prévoit une fiche technique physique, un classement de l'expérience par catégorie ni un emplacement propre pour le lien de bande démo.
Il faut donc reconstituer ces blocs à la main, en zones de texte empilées. Et c'est là que le temps part : chaque ligne ajoutée décale l'alignement, chaque nouvelle production oblige à repositionner le bloc suivant, et la deuxième version du CV est plus longue à faire que la première.
La différence d'approche est simple : vous saisissez le contenu, la mise en forme suit, et ajouter une production six mois plus tard prend le temps de la taper.
Les modèles à une colonne, sobres, restent les plus sûrs pour un dossier de casting comme pour un logiciel de tri — c'est ce qu'illustrent les exemples de Théo Hubert et de Jean Gay. Quand le profil justifie une mise en page plus affirmée, un modèle à colonne latérale comme celui du CV de Jessica Albertpermet d'isoler visuellement la fiche technique sans casser la lecture du parcours.
Deux structures pour un même métier — colonne unique pour les deux premiers, colonne latérale pour le troisième ; le contenu se saisit de la même façon.
Un CV de comédien circule en PDF, pas en lien de partage ni en image. Sortez un PDF au format A4, une page.
Nommez le fichier lisiblement — Prenom-Nom-CV-comedien.pdf— parce que c'est sous ce nom qu'il sera archivé dans un dossier de casting qui en contient trois cents.
Le CV de doublage obéit à une bascule simple : la voix y remplace le physique comme critère principal. Ce que le CV de plateau consacre à la fiche technique et à la photo, le CV voix le consacre à la tessiture, aux registres et aux âges de jeu vocaux.
Deux ajouts le distinguent d'un CV comédien classique — un lien de démo vocale immédiatement accessible, et une rubrique de formation où le doublage figure pour lui-même. Le reste de la structure ne change pas.
Elle se place en haut, à côté des coordonnées, sous forme d'un lien direct vers un fichier mp3 ou une page d'écoute — un clic, aucune inscription, aucun téléchargement préalable. Un lien qui demande un compte ou qui ouvre un dossier de dix fichiers ne sera pas écouté.
Sur le fond, visez court et varié : un extrait d'une minute à une minute trente qui traverse plusieurs registres — narration, personnage, commercial, éventuellement une couleur d'âge différente — vaut mieux que cinq minutes sur un seul ton.
La qualité d'enregistrement est un critère de sélection à part entière : une prise faite en cabine ou en home studio traité, sans réverbération de pièce ni souffle, sans musique qui couvre la voix. Une démo enregistrée au téléphone disqualifie un profil même quand la voix est bonne.
Deux profils cohabitent dans ce métier, et les deux ont leur place.
Le premier est celui du comédien déjà formé qui ajoute le doublage comme corde supplémentaire. Le parcours de plateau reste le socle du CV — c'est ce que montrent les exemples de Maël Remy et de Jean Gay, tous deux construits sur un parcours universitaire en arts du spectacle et une pratique scénique continue — et le doublage s'y ajoute en ligne distincte, avec les stages suivis et les directeurs artistiques qui les ont encadrés.
Le second profil est celui de la voix pure, sans parcours scénique : voix off, narration, livre audio, e-learning, publicité. Il n'y a rien à masquer dans ce cas, et surtout pas à inventer un passé théâtral. Ce CV met en avant la formation vocale et technique, la maîtrise du micro, la lecture à vue, la synchronisation labiale si elle est travaillée, et les productions déjà livrées.
Deux CV bâtis sur un socle de plateau — la base à laquelle une ligne doublage vient s'ajouter.
Classez par catégorie plutôt qu'en antichronologie stricte : théâtre, cinéma, court-métrage, télévision, publicité, doublage et voix, chaque bloc étant ensuite ordonné du plus récent au plus ancien.
Un CV mixte lu en antichronologie pure noie les trois lignes de doublage au milieu de dix lignes de plateau, alors qu'un directeur artistique qui distribue une voix veut trouver ces trois lignes en deux secondes. Pour chaque ligne de doublage, indiquez le type de production, le rôle ou l'emploi tenu, la direction artistique et le studio, et l'année.
Concrètement, dans l'éditeur : le champ site web accueille le lien de démo en haut du CV, le bloc Langues gère les langues et leur niveau, et une rubrique personnalisée — titre libre, contenu libre — permet de composer la fiche technique voix : tessiture, registres, âges de jeu, accents. Pas de zone de texte à repositionner à chaque ajout.
Composer mon CV voixUn CV de comédien ne se lit pas comme un CV classique, parce qu'il ne répond pas à la même question.
Un recruteur classique cherche une progression : ce que vous avez appris, ce que vous savez faire aujourd'hui, où vous allez. Un directeur de casting, lui, cherche une correspondance — est-ce que ce profil peut tenir ce rôle précis, dans ce projet précis, à ces dates.
Toute la construction du document découle de ce déplacement, et c'est ce qui explique des règles qui paraissent contradictoires avec ce qu'on lit habituellement sur le CV en France.
Sur un CV français ordinaire, la photo est facultative et souvent déconseillée. Sur un CV de comédien, elle est le premier élément regardé, avant même votre nom.
Elle doit être une photo de casting : cadrage buste ou visage, fond neutre, lumière naturelle, expression disponible et non composée, maquillage discret, aucune retouche appuyée. Ce n'est ni une photo d'identité, ni un portrait d'artiste en noir et blanc avec une lumière de studio dramatique.
L'idée n'est pas de montrer votre meilleur profil, mais de montrer à quoi vous ressemblez réellement quand vous entrez dans une salle d'audition. Une photo trop travaillée produit une déception le jour du rendez-vous, et cette déception coûte le rôle.
C'est le bloc qui n'a aucun équivalent ailleurs : taille, couleur des yeux et des cheveux, tessiture, langues avec leur niveau réel, accents maîtrisés, permis, disciplines physiques pratiquées — danse, chant, escrime, équitation, natation, arts martiaux.
Sur un CV classique, ces informations seraient au mieux hors sujet, au pire discriminatoires. Ici ce sont des critères de distribution directs, et leur absence oblige le destinataire à vous écrire pour les demander — ce qu'il ne fera pas. Placez ce bloc haut, sous l'identité, en format compact.
N'y mettez que du vrai : un accent annoncé sera testé, une pratique sportive mentionnée finira par être demandée sur un tournage. Le poids, en revanche, n'a plus sa place ; il n'apporte aucune information de casting exploitable.
Un CV classique est antichronologique strict. Un CV de comédien se lit mieux par catégorie — théâtre, cinéma, court-métrage, télévision, publicité, doublage — chaque bloc étant ensuite ordonné du plus récent au plus ancien. Cette organisation permet à un lecteur qui distribue une pièce d'aller directement au théâtre sans traverser vos publicités.
Pour chaque ligne, quatre informations suffisent : le titre du projet, le rôle tenu, la personne qui dirigeait, l'année. Le nom du metteur en scène ou du réalisateur compte souvent autant que le titre du spectacle, parce que c'est lui qui situe le niveau du projet dans un milieu où tout le monde se connaît.
Les CV de Théo Hubert et d'Eva Perrier montrent cette structure sur des parcours mixtes plateau et audiovisuel.
Dans la plupart des métiers, la formation initiale s'efface au bout de quelques années d'expérience. Dans le spectacle, elle continue d'être lue tout au long de la carrière, parce qu'elle indique une école de jeu et un réseau.
Mentionnez le cursus principal — conservatoire, école supérieure, cours privé — puis les stages significatifs avec le nom de l'intervenant, qui est souvent l'information la plus parlante d'une ligne de stage.
Un parcours universitaire en arts du spectacle a également sa place. Le CV de Jessica Albert montre un empilement conservatoire puis université sur trois diplômes, celui de Maël Remyune entrée directe par l'université : ni l'un ni l'autre ne remplace une formation de jeu, mais tous deux documentent une culture professionnelle qui se voit en entretien.
Deux façons d'occuper la rubrique formation : un parcours en trois diplômes, ou un cursus unique assumé comme tel.
Il n'existe pas en France de carte professionnelle obligatoire pour exercer comme comédien : personne n'attend un numéro d'agrément sur votre CV.
En revanche, si vous relevez du régime d'intermittent du spectacle, la mention est utile — elle signale une activité professionnelle déclarée et simplifie l'embauche côté production. Ne l'écrivez pas si le statut n'est pas ouvert : c'est une information vérifiable en une minute.
Si vous êtes représenté par un agent artistique, indiquez son nom et son contact, généralement à côté de vos coordonnées ; c'est souvent par là que passeront les propositions. Ajoutez votre mobilité et votre région d'attache, qui conditionnent des choix de distribution concrets.
Une page, A4, PDF. Un CV de comédien qui déborde sur une deuxième page signale presque toujours qu'on a listé des projets qui auraient dû être coupés.
Quand le parcours devient dense, on ne rallonge pas : on sélectionne, et on garde par catégorie ce qui situe le mieux votre niveau actuel. Le CV n'a pas à être exhaustif — il a à être exact et à donner envie de regarder la démo. Le reste se joue en audition.
Photo de casting, fiche technique, expérience classée par catégorie, lien de démo : la structure est déjà en place, vous n'avez qu'à la remplir.
Créer mon CV comédienContenu rédigé et vérifié par l'équipe leboncv.fr.